Historique

Le laboratoire de Biochimie Médicale de la Faculté de Médecine était jusqu’en 1959 dirigé par le Père NEYRON. Il assurait les travaux pratiques de Chimie et de Biochimie des étudiants de Médecine et de Pharmacie, réalisait des tests biochimiques au profit d'assez nombreux malades, et de nombreux contrôles chimiques pour le compte du service de surveillance des fraudes du gouvernement libanais. A partir de 1966, sous la direction du Père Jacques LOISELET, ce laboratoire a été orienté dans la biochimie des protéines. La structure de la population libanaise a ainsi été décrite dans les thèses de Doctorat ès Sciences du Pr Gérard LEFRANC et du Pr Jean-Louis SERRE, ainsi que dans les travaux du Pr Jean-Marc LALOUEL. La guerre survenue sur le territoire libanais a mis fin en novembre 1975 à toute activité et même à toute présence dans le laboratoire.

C'est à partir de 1993, que les réparations et le rééquipement du laboratoire lui ont permis de reprendre son activité. Cette opération a pu être réalisée grâce au soutien constant de l’USJ et, en particulier, du Doyen de la Faculté de Médecine, le Pr Pierre FARAH, et avec l'appui du Ministère des Affaires Etrangères, de l'Ambassade de France au Liban, de l'AUPELF-UREF (AUF), du CNRS français, du CNRS libanais, de l'INSERM et des Universités Montpellier 1 et 2 et tout particulièrement du Professeur Gérard LEFRANC.

Les thèmes de recherche ont été modifiés, passant de la chimie des protéines à la Biologie Moléculaire et à la Génétique. A l'origine de cette nouvelle orientation se trouvait la constatation, faite au cours des différentes enquêtes sur les marqueurs génétiques du sang, que certaines familles libanaises, caractérisées par la présence de nombreux enfants et une consanguinité élevée, présentaient des haplotypes rares et inconnus jusque-là d'allèles des immunoglobulines. D’autre part, l’existence d’une équipe d’étude des caryotypes (déjà formée en 1970  par le professeur Josette NAFFAH) et l’arrivée du médecin généticien Pr. André MEGARBANE en 1994 ont définitivement réorienté l'activité du laboratoire vers la génétique médicale. Aujourd’hui, l’Unité de Génétique Médicale est reconnue dans le milieu scientifique tant au Liban, qu’au Moyen-Orient ou internationalement.